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FABLE XIV

Le Cerf altéré.

Fatigué d'une longue cou Un cerf demandait une source Où .sa soif pourrait s'étancher.

Il vit enfin, fraîche et profonde, Une mare dans un rocher.

" Que le diable confonde Le chasseur ot ses chiens !

Cria-t-il, en jurant comme bien des chrétiens,

Cette eau-là n'est pas illusoire.

A votre santé, je vais boire,

Chasseurs, vous pouvez y compter.

Continuez le tintamarre."

Il sauta dans la mare Mais ne put remonter.

Devant la passion qui presse, invite, obsède, Sans regarder la fin, hélas ! souvent on cède.

Et dit:

" J'ai faim î "

Lorsque l'homme est heureux, il a de l'indulgence ;

Le vice naît souvent (rime extrême indigence.

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