‹ FablesChapitre 17 sur 83 · I-.i nuit sur toute la nature Avait jeté son voile noir · texte numérisé non relu

I-.i nuit sur toute la nature Avait jeté son voile noir

Une étoile se laissait voir A i ravers La sombre tenture; L'orienl se posait pourtant, si tout semblait I >ormir enoor dans les ténèbres.

■'Chassons loin ces ombrée funèbres," Dit une Lampe qui tremblait Au bovA de sa chaîne de cuivre.

Elle s'adressait au flambeau.

Elle se hâta de poursuis re :

" On se croirait dans un tombeau,

A quatre pieds au moins sous terre...

Des nuits débrouillons le mystère."

Et Le flambeau lui répondit :

" Déjà notre clarté fait pâlir les étoiles,

— Oh ! nous brillons fort loin, sans contredit. Et nous perçons des deux les sombres voiles.

— Les rochers, les forêts, la verdure, les fleurs Sous nos rayons ardents retrouvent leurs couleurs. .

— Et l'oiseau nous salue, et l'orient se dore !. . .

— Et le monde s'éveille, et le ciel se colore !. . ." C'était le soleil levant.

Ainsi le vaniteux se trompe bien souvent.

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