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FABLE XLIV

Le Coq et le Putois.

On putois quelque peu sur l'âge, Sans dents, mais pas sans appétit, Un jour, pour marauder, de son gîte sortit Avec des compagnons très forts en brigandage. Un pop chantait au loin le réveil du matin.

" Il nous convie à son festin, C'est vraiment trop de politesse, Dit-il; courons avec vitesse L'embrasser, mes frères putois/'

Maître coq chantait sur les toits.

Il s'approche et. d'une voix tendre,

Lui jure qu'il aime à l'entendre Et que c'est pour cela qu'il accourt aujourd'hui. S'il descendait chanter un peu tout près de lui,

Le coq savait fort bien que le vieux quadrupède

Ne pouvait lui faire aucun mal.

11 descendit.

" Mon cher, dit le fourbe animal, A nos longs désaccord- j'ai trouvé le remède: Au lieu de vous manger, nous mangeons du fretin.

Si la repenltance est tardive

Le ferme propos est certain.

Et pour vous rassurer contre la récidive,

En putois contrit.- et prudents,

Non- nous sommes ôté les dents.

Regarde !

il de m'en reste plus, et j'en avais pourtant.

Tous Les miens en ont t'ait autant,

EH ce Bera ta sauvegarde.

Tu vas les voir bientôt, ils vont venir ici.

— Ils vont venir ? . . . Merci !

Ce sera belle fête Et je vole à ce faîte Pour les voir arriver."

Le putois, tout confus, n'eut plu6 qu'à s'esquiver.

Lorsqu'un homme vous fait des promesses trop belles, Pour vou§ mettre à l&bri rouvrez vite vos ailes.

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