FABLE XLVII
Le Renard prudent.
Compère L'ours, un jour, écrivii une lettre A eon voisin 1<- renard.
it ]»<uir un <l'ni<T. . . Il n'y voulait admettre Que !<• convive libre, aimable, goguenard.
On allait faire ri|>aill«'. . . | taille ! ! !
Pae d'eau, du vin... à flote ! Puis tua bœuf d'une Tou1 étadi prêl déjà : chaudière, bœuf el feu. Allait-on s'amueer un peu !
Le renard accourut. \\ fa ni bien qu'on le dise, Pour lui c'<->t un péché mignon Que 1<- péché <!<■ gourmandise.
M;ii- quand il vit de loin aon rusé compagnon
Prendre j>our le fricot une étroite chaudière,
Il aedH :
"Ce n'eal pas aeeez grand pour un veau;
Ça sent la trahison. Retournons de nouveau A notre renardière.
Pour n'être point dupés voyez 'toujours, d'abord, Si paroles et faits se trouvent bien d'accord.