LE MOUTON, LE CEEF ET LE LOUP
Un cerf, hâbleur fini, sans le sou se trouvant. Alla voir un mouton qu'il connaissait bonhomme
Pour lui soutirer quelque argent :
" Monsieur du loup, dit-il, est garant de la somme, " Je l'ai vu ce matin ; pour tout prêteur mouton '• C'est bien argent comptant que telle caution. . . . '' Ainsi donc, bon ami, prêtez-moi, je vous prie,
" Vous me tirerez d'embarras
" Et je vous bénirai le restant de ma vie ."
— " A d'autres, cher monsieur, je ne vous prête pas " Un simple monaco, lui répondit de suite " Le bonhomme mouton qui se doutait du coup. " Je le connais fort bien votre monsieur du Loup.
" Je sais ce que vaut son mérite.
" Il emprunte souvent et ne rend jamais rien ;
'* En un mot c'est un franc vaurien.
*' Quant à vous, bon ami, fussiez-vous sans ressource,
" Prêt à tomber faute de pain ; " Avant de délier les cordons de ma bourse "Je vous verrai plutôt cent fois mourir de faim, *' Car vous êtes trop bien renommé pour la course. " Telle est, monsieur le cerf, mon humble opinion, " Allez chercher ailleurs et que Dieu vous bénisse ! '
Avant que la fraude finisse.
Il faudra bien encor plus d'un pareil mouton.