LIVRE I
fnondé de saeur, épuisé, hors d*balein€, Bientôt Timprudent tombe et termine ses Jouks ; Et que fait sa rivale? elle roule toujours.
La routine au progrès veut disputer l'empire; Jj6 progrès toujours marche, et la routine expire.
Vin. — LA FOLLE.
Dur la réalité malheureux qui s*appuie h hh ! plutôt embrassons quelque fraîche utopie, Ayons notre marotte, agitons nos grelots.
Pour le cœur des amants, pour Tâme des poëtes La vie est un miroir aux brillantes facettes... (1 ne faut pas soufiQer sur leurs prismes si beaux. Ni Jeter de nuage entre leurs silhouettes...
Elle était vieille et folle, et les petits enfants Tout le long du chemin la suivaient, triomphants. Elle, fière au milieu de ce bruyant cortège.
Disait : « Mes bons amis, c*est moi qui vous protège ; Les plus grands empereurs redoutent mon pouvoir ; J'ai des palais d'azur, je suis reine du monde... » Les passants curieux s'arrêtaient pour la voir. Elle traînait en pompa une livrée immonde, One robe fangeuse et de noirs oripeaux; Des plumes ondoyaient sur son chapeau de paille. Sa droite balançait un sceptre de roseaux.
Longtemps elle dansa dans la foule qui raille. Et les passants émus glissèrent dans sa main Quelques pièces de cuivre et des miettes de pain. Pauvre femme ! parmi tant de riants mensonges, Parmi tant de puissance et de félicité Dont l'optique en ton cœur déroule les doux songes^
Seale, ton indigence est une Térité.
O vous, -sages du siècle, ô vous, fils d*£pidaure,
Qui traitez son erreur de folles visions,
Ah ! laissez-lui son rêve et ses illusions,
(lar, rêver au bonheur, c'est du bonheur encore!...