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IV. — LE DAHLIA ET LA VIOLETTE

Le dahlia, la violette Par un enfant sont cueillis un matin.

Du premier la corolle élégante, coquette, Déplore son triste destin. Se plaignant d'avoir pour compagne

Uno fleur sans éclat, qu'on aurait dû laisser

Sous le buisson natal, là-bas, dans la campagne.

• Prétendraitrelle m'éclipser?

Fautril que je meure de honte 7 « L*enfant, la yiolette, aucun ne répondit :

De son dépit nul ne tint compte.

Pour notre couple, hélas! la vieillesse fut prompte.

Et bientôt le temps étendit

Sur leurs tètes ses mains glacées.

L*enfant les retira du vase toutes deux ;

Depuis, sur un fumier honteux On Tit du dahlia les feuilles dispersées.

Et des champs Thumble fleur Aux maladea dispense un suc réparateur*

Dans ces deux fleurs j*entreyois deux images t De la femme au cœur sec, briguant tous l^s hommages,

Le dahlia nous offre le portrait.

Alors que la beauté, son seul bien, disparait. Elle n'a qu'à mourir, d'elle plus rien ne reste. Dans l'autre on reconnaît de la femme modeste

Le symbole délicieux.

Le temps peut, en passant, lui rayir d'un coup d'aile Et Jeunesse et fraîcheur ; son cœur n'est jamais vieux : Sur nous, jusqu'à la fin, son amitié fidèle Répand de ses vertus le baume précieux.

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