VI. — LES QUATRE AILES DU PAPILLON
Un papillon gonflé d'une arrogance vaine :
• Pal quatre ailes, dit-il ; Taigle n'en a que deux ! i Quelqu'un lui répondit : c Mon petit orgueilleux, A quelques pieds du sol tu t'élèves à peine.
L'aigle perce la nue et vole Jusqu'aux ciéux. »
Écoutez, fh>ids rimeurs qui, fatiguant vos plumes, A des genres divers consacrez cent volumes ; Pour cueillir de lauriers les plus amples moissoni|i Béranger n'a que ses chansons.
Vn. — L'ÉCOUER ET LES VERGES.
Certain vieux pédagogue à certain écolier Disait : a Dans ton jardin il est un coudrier
Large, toufi'u, vivace s Des Jets tout à Tentour se dressent par millier. Va-t'en cueillir ce soir, après la classe.
Les plus flexibles, les.plus beaux.
De mon projet ne conçois pas d'alarmes; Ce u*est pas pour ton dos que sont faites ces armes ;
Par ta sagesse, tes travaux,
Mon doux élève, tu me charmes ;
Mais de tes indignes rivaux
Je veux châtier l'insolence. • Le gamin obéit ; quand il est de retour.
Le maître va fermer la porte à double tour.
Et, voulant se venger de quelque vieille offense.
Il vous rétrille d'importance.
Comme cet écolier, croi&-moi.
Peuple, ne prête pas des armes contre toi.
VnL — LA BREBIS ET LE BUISSON.
Gens de finance, gens de loi.
Ceci pour vous; écbutez-moi :
Il pleut ; un buisson voit une brebis qui passe, t Sous mes branches, dit-il, abrite-toi, de grâce. » Non ; Je me garderai de m*approcher de toi. Car la laine des miens, qu'aux épines je vol, Me conseille de fuir... tes branches sont des pièges,
Et tu tonds ceux que tu protèges, t