‹ FablesChapitre 148 sur 247 · I. — LES BOEUFS ET LA BERGERONNBTTÎ^ LA FÉE ET SA FILLEULE · texte numérisé non relu

I. — LES BOEUFS ET LA BERGERONNBTTÎ^ LA FÉE ET SA FILLEULE

A un. BÉBAJIGEX ET UWBinUJS.

Maîtres, si devant vous je reste bouche close, Dans un double récit apprenez-en la cause :

Deux bœufs traçant, dès l'aube, un fertile sillon,

Derrière eux voletait une bergeronnette.

« Viens-tu pour labourer ou saisir TaiguilIonT •

Dirent-ils en riant. Aussitôt la pauvrette :

« Je viens, dans vos labeurs trouvant de bons repas,

Vivre des vermisseaux qui naissent sous vos pas.»

Au tempsjadis vivait une charmante fée.

Rivale du divin Orphée, Pour parler, pour chanter quand ses lèvres s'ouvraien^ Elle aurait attendri le cœur le plus farouche. Et, prodige inouï ! les perles de sa bouche

Ruisselaient.

Sa filleule, un beau jour, sur ses genoux assise, Et, muette, écoutant, la fée en fut surprise, Et l'enfant répondit : « Quoi î vous me demande»

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