X. — LE BiARCHAND ET LE CHIEN
Un marchand marchandait un chien; A l'entendre, on eût dû. le lui livrer pour rien s « Je ne pourrai jamais, disait-il, m'en défaire; L'argent que j*y consacre est de l'argent perdu. » Quelques instants plus tard, pour qui l'eût entendo,
C'était une autre affaire : .
Sur ses rivaux ce chien devait avoir le prix. D'un contraste pareil notre animal surpris :
« D'où vient que, ce matin, votre voix mensongère,
ïîant mes qualités, ce soir les exagère?
- Ce langage opposé, dit le marchand, crois-moi, ^'intérêt le dicta ; que ce soit mon excuse. >ur nos relations ton noble instinct s'abuse ;
Mais le mensonge, mais la ruse, (^oilà de tout commerce et la base et la loi. >