‹ FablesChapitre 154 sur 247 · X. — LE BiARCHAND ET LE CHIEN · texte numérisé non relu

X. — LE BiARCHAND ET LE CHIEN

Un marchand marchandait un chien; A l'entendre, on eût dû. le lui livrer pour rien s « Je ne pourrai jamais, disait-il, m'en défaire; L'argent que j*y consacre est de l'argent perdu. » Quelques instants plus tard, pour qui l'eût entendo,

C'était une autre affaire : .

Sur ses rivaux ce chien devait avoir le prix. D'un contraste pareil notre animal surpris :

« D'où vient que, ce matin, votre voix mensongère,

ïîant mes qualités, ce soir les exagère?

- Ce langage opposé, dit le marchand, crois-moi, ^'intérêt le dicta ; que ce soit mon excuse. >ur nos relations ton noble instinct s'abuse ;

Mais le mensonge, mais la ruse, (^oilà de tout commerce et la base et la loi. >

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