XI. — L*ÉPERVIER ET LES COLOMBES
« Ma race> disait Tépervier,
Des colombes est abhorrée ; Chacune obstinément dans son trou retirée...
Eh bien, jouons de ruse avec le colombier.
Mesdames, désormais Je prêche l'abstinence;
Vive Teau claire et le mais !
Je détesté le sang ; je parcours le pays.
Contre vos oppresseurs étalant ma vaillance.
Quelques milans goutteux, par ma griffe abattus, Témoignent hautement du zèle qui m*enflamme ;
Enfin, pour prix de mes vertus.
J'obtiens Tune de vous, la plus belle, pour femme.
En bon parent, en bon voi^n.
Sans nul soupçon, vers ma demeure.
On s*en vient visiter la sœur et le cousin :
Moi, fraternellement. Je vous croque sur Theure. Si ma tendre moitié crie à la trahison.
Je sais, à coups de bec, la mettre à la raison, t A ces mots, Tépervier, fier dd son stratagème. Va tenter l'aventure, et trop bien réussit.
Bans le meurtre à ce point le brigand s'endurcit, Qu'un jour il dévora son épouse elle-même.
Peuple, avec les méchants ne faisons nul traité.
Qaand fe pense à ma fable« ô sainte liberté!
Par un pacte fatal je crois teTOir unie Avec la tyrannie.