‹ FablesChapitre 155 sur 247 · XI. — L*ÉPERVIER ET LES COLOMBES · texte numérisé non relu

XI. — L*ÉPERVIER ET LES COLOMBES

« Ma race> disait Tépervier,

Des colombes est abhorrée ; Chacune obstinément dans son trou retirée...

Eh bien, jouons de ruse avec le colombier.

Mesdames, désormais Je prêche l'abstinence;

Vive Teau claire et le mais !

Je détesté le sang ; je parcours le pays.

Contre vos oppresseurs étalant ma vaillance.

Quelques milans goutteux, par ma griffe abattus, Témoignent hautement du zèle qui m*enflamme ;

Enfin, pour prix de mes vertus.

J'obtiens Tune de vous, la plus belle, pour femme.

En bon parent, en bon voi^n.

Sans nul soupçon, vers ma demeure.

On s*en vient visiter la sœur et le cousin :

Moi, fraternellement. Je vous croque sur Theure. Si ma tendre moitié crie à la trahison.

Je sais, à coups de bec, la mettre à la raison, t A ces mots, Tépervier, fier dd son stratagème. Va tenter l'aventure, et trop bien réussit.

Bans le meurtre à ce point le brigand s'endurcit, Qu'un jour il dévora son épouse elle-même.

Peuple, avec les méchants ne faisons nul traité.

Qaand fe pense à ma fable« ô sainte liberté!

Par un pacte fatal je crois teTOir unie Avec la tyrannie.

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