XXV. — LA TROMPETTE ET LE GLAIVE
Un jour, entre deux camps la bataille s'engage. La trompette, soudain, sonne un chant martial : « Glaive, sors du fourreau, c'est 1 heure du carnage! Et le glaive, docile au belliqueux signal, Vole, étincelle, frappe et gagne la victoire.
La trompette s'écrie alors :
« Bravo, mon camarade ! à nous toute la gloire l Ensemble partageons la dépouille des morts!
Ah ! pour avoir si bien échauffé ta vaillance, l'ai droit, sans contredit, à la meilleure part. » Mais un nouveau combat se déclare plus tard, Et la trompette sonne, et le glaive s'élance. Sur l'arène bientôt il tombe mutilé, Tandis que lâchement madame la trompette A pris devant le feu la poudre d'escampette.
** Ce glaive .était, dit-elle, un franc écervelé Qu'à la raison, vraiment, on a bien fait de mettre. »
Ici certains Joarnaux doivent se reconnaître 2
Par des cris de guerre, en tout temps, Ils agacent les nerfs, ils font grincer les dents. Des combats, à leur voix, bravez-vous la tempôtet Vous êtes des héros ! Partageons le butin!
Disent-ils après la conquête.
Éprouvez-vous une défaite?
Brouillons, vous méritez ce terrible destin !
Disent-ils, battant en retraite.