I. — LA TOURTERELLE iQUI PLEURE
Une reine qu'alors la vieillesse courbait Disait à deux enfants, ses deux petites-filles : « Là, près de moi, venez, et soyez bien gentilles. Écoutez : chez ma sœur, la reine du Thibet, Dans une cage d*or est une tourterelle.
Si vous saviez comme elle est belle, Précieuse surtout! Qu*un enfant soit méchant
Dans le palais, et sur-lorchamp
On voit pleurer la tourterelle.
Tenez, si de ma sœur je la peux obtenir^ Pour vous bien éprouver je la ferai venir. »
Mais rainée aussitôt : «Ma graod'mère, dit-elle, Qu'elle ne vienne pas ! Lorsque j'ai le malheur De commettre une faute et mériter un bl&me.
Je sens, & chaque fois, s'élever en mon àm.e Un reproche vivant, une'amëre douleur.
— Maman, dit à son tour la plus jeune princesse, GRez ma tante sans doute elle a beaucoup pleurd : Ah ! faites-la venir, grand'mère, et je serai Si sage que bientôt elle rira sans cesse. ».
Ikli FABLES.