‹ FablesChapitre 185 sur 247 · I. — LA NEIGE · texte numérisé non relu

I. — LA NEIGE

I D*où vien»-ta, neige et si pure et si blanche? — Je viens de la montagne où roule ravalanche

Et dont le front perce les cieux.

Je trouvais mon séjour triste et froid ; ces hauts lieux Étant de tous les vents la patrie éternelle.

Je priai l'Aquilon, qui me prit sur son aile. De me porter au sein d'une grande cité.

Ah! j'arrive... » Elle tombe au milieu de la ville. Se fond sur les pavés et devient fange vile.

Des champs, à Jeune fille, aime l'obscurité.

Les cités à ton âme offriront plus d'un piège :

Là tu perdras, comme la neige.

Ta blancheur et ta pureté.

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