IL — LE TROUBADOUR A LA CROISADE
AUX DÉMOCBATES ET AUX SOUALISTES.
Pour ressaisir la croix dans Solyme ravie.
Pour chasser l'Ottoman des rives du Jourdain^
MJh FABLES.
Une nombreuse armée assiégeait Saladin.
Bientôt parmi les chefs une funeste envie.
De rivales prétentions Allument la discorde et les dissensions ; Chacun veut diriger la croisade sacrée.
Or, on voyait un troubadour.
Portant la croix d'azur, sa couleur préférée, Visiter chaque tente et les rangs tour à tour.
Un jour un vaillant capitaine
Lui dit: « Déclare-nous ta foi!
Entre Philippe-Auguste et le duc d'Aquitaine Et le comte de Flandre, enfin, décide-toi.
Aujourd'hui, mais d'une âme et résolue et franche. Adopte la croix rouge ou la verte ou la blanche; Qu'on sache quel parti doit t'avoir pour soutien... ' Le troubadour répond : « Frère, je suis chrétien !
Et je veux dans l'armée entière Entonner mon cantique et ma chanson guerrière. Que me font lesdiscords des barons et des rois? Ai-je pour le Croissant abandonné la Croix?
Suis-je de Saladin l'espion, le complice ? Irai-je, renonçant à mon rôle pieux.
Me faire le vassal d'un chef ambitieux ?
Non! je suis un soldat de la sainte milice.»