XIII. — LES OEUFS ET LES POULETS
Un voyageur lassé, pauvre, et que la faim presse. Appelle une fermière et lui peint sa détresse.
■ J*ai, dit-elle, les œufs les plus beaux, les plus frais; Volontiers, croyez-moi, je vous les offrirais. Hais quelques mois encor, si ?ous savez attendre. Vous aurez votre part de maint poulet bien tendre. • Le voyageur répond : c Attende qui pourra !
Sait-on ce que demain le sort décidera?
Cestla faim d*aujourd*hui qu'il me faut satisfaire. 11 est souvent perdu le plaisir qu'on diffère. Vos poulets, en espoir, sont fort bons, je le veux ; Mais, pour le moment, je préfère Des œuitt. »