‹ FablesChapitre 204 sur 247 · XXV. — LES GLANDS ET LES POTS · texte numérisé non relu

XXV. — LES GLANDS ET LES POTS

Uq Jour, un homme des plus sots, Dans des vases étroits, vulgairement des pots.

Sema les fruits d*un vaste chêne»

L'honneur de la forêt prochaine.

Il faisait, à part soi, ce beau, raisonnement : « Si les plus tendres fleurs y viennent sans obstacle, Quelques arbres aussi, ce n'est pas un miracle,

Y grandiront assurément, a Qu'arrive-t-il ? Bientôt, faute d'air et d'espace, La moitié sèche et meurt, le reste dépérit.

Le plus haut chêne ne dépasse Le plus humble rosier qui près de là fleurit. Un seul, favorisé par sa forte nature.

Fait éclater le vase, impuissante ceinture.

Et, plus tard, jusqu'aux cieux s'élance triomphant.

Trop souvent parmi nous on élève Tenfant Dans une sphère étroite, en un cercle étoufliant. A se développer comme la tige est lente !

On perd, dans sa prison, la force et la beauté ! Au corps, à l'âme, au cœur, ainsi qu'à toute plante. Frères, il faut l'espace, il faut la liberté !

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