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XXVL — LE NEZ ET LES LUNETTES

Fier comme un prétendant Ou comme un président

Responsable, Le nez crut raisonnable

Des lunettes enfin de se débarrasser.

« Elles servent, dit-il, aux yeux seuls, sans nul doute:

Les porte désonnais qui ne peut s'en passer ! »

Il s'agite, et bien loin parvient à les lancer.

Hélas ! sans leur secours les yeux n*y voyaient goutte,

Et voilà notre nez auvent, Qui, flairant son chemin, va toujours en avant. Mais un arbre épineux se penche sur sa route

Et faisant saigner Torgueilleux,

Prouve qu'au nez ainsi qu'aux yeux

Un guide sûr est nécessaire.

Ecoutez, ô lecteur, un avis salutaire Que maintes fois déjà, vous avez entendu :.

L'homme de Thomme est solidaire ; Nul ne doit refuser un service à son frère ; . Tôt ou tard au centuple il vous sera rendu.

XXVIL — L'ARBRE MERVEILLEUX.

Dans un rêve. Je vis s'élever vers la nue

Un arbre d'espèce inconnue, Dont les bras s'étendaient en vaste parasol,. Dont tes pieds s'allongeant envahissaient le sol. ^s plantes, et surtout les plus maigres arbustes.

Le buisson, la ronce, le houx

De mon bel arbre étaient jaloux. '

8i Fuyez, s'écriaient-ils, dans leurs haines injustes; A ses fleurs, à ses fruits, vivants, ne touchez pas:

De ses fleurs le poison s'exhale.

Ses fruits renferment le trépas.

Et son ombre elle-même au sommeil est fatale... » A ces mots, les passants fuyaient, saisis d'horreui.

iO.

Mais ceux qui, repouasftut une vaine terreur.

De Tarbre gigantesque approcliaient, — ô merveille!

Respiraient une essence à nulle autre pareille,

O bonheur ! savouraient des fruits délicieui,

Et s'endormaient, bercés de songes gracieux.

Par la sottise et Tégolsme Cet arbre outragé, méconnu.

Vers le monde réel quand je fus revenu, Je le nommai : socialisme !

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