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CHARRUE

IMITÉ DE ROBEBT BUBRS.

Wee, modeti, erimaon-Upp'd flow'r, Tboa*8 met me in an eril hour.

(B. BOKH».)

Oh ! tu m*as rencontré dans une heure fatale. Modeste fleur que j'aimais tant à voir!

Beau diamant, tu meurs sur la terre natale... Ilélas! changer ton sort n*cst plus en mon pouvoir.

Que ne suis-je plutôt ta joyeuse compagne, L'alouette si belle, au duvet diapré.

Qui t'effleure en volant plus haut que la montagne. Pour saluer les flots de l'orient pourpré!

Le vent aigu du nord souffla sur ta naissance; Mais, fille des hivers, tu bravais sa puissance,

Et quand passaient les noirs autans.

Rieuse, tu disais : « Je verrai le printemps! »

La fleur de nos jardins, de murs environnée, Des aquilons méprise la fureur; Toi, tu naquis inculte, abandonnée, Sur le sillon du laboureur.

Là, galment aux cieux élancée.

Tu rêvais un meilleur destin ; Et quand tu t'es ouverte aux rayons du matin. Humble fille des champs, le soc t'a renversée.

De la beauté sans art tel est le triste sort : Elle brille ici-bas, reine de la prairie; Mais aux songes d'amour si la vieiige s'endort, Gomme la marguerite elle tombe flétrie.

Le barde insoucieux, ballotté sur les flots

Qui de la vie emportent le navire, Méconnaît l'astre heureux qui luit aux matelots; Il erre sur l'abîme et sa barque chavire.

Le mérite souffrant, sur la terre exilé, Vit en butte à la calomnie;

Loin du monde qui le renie, De misère et d'ennuis il tombe mutilé.

Vous qui plaignez la marguerite, Pleurez! bientôt aussi la mort vous atteindra; Contre son vol glacé nul mortel ne s'abrite ; Son char roule sans cesse et vous moissonnera...

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