VANITÉ DES TOMBEAUX
Sarrexit, ii«d est bie«
(ÉVAHC.)
Au riche mausolée, à Tépitaphe altiëre
Qui caressent des grands Torgueilleuse poussière.
Je préfère la rose et le saule pleureur
Qui vivent sur la mousse où dort le laboureur.
O pyramides séculaires!
Tombeaux des Pharaons, sépulcres de granit,
Vous n'êtes qu'un monceau de pierres Où l'oiseau voyageur va déposer son nid.
Cherchons, cherchons plus haut les âmes envolées -: Brisons l'urne et le marbre, inutiles trésors : Épouses au long deuil, mères échevelées, La tombe est impuissante à retenir les morts.
Répandre des parfums sur les ombres amies, Clouer des ossements dans un cercueil de plomb C'est vouer un vain culte à de froides momies» C'est honorer des reliques sans nom.
Au fond du noir caveau si vous osez descendre Pour faire aux trépassés les suprêmes adieux, Un ange vous dira, regardant vers les cieux : « Ils ne sont plus ici, ce n'est qu'un peu de cendre. »