I. - LA FLEUR ET LE NUAGE
L*été règne : une fleur languissante au vallon
Appelle un nuage qui passe :
« O toi qui yoles dans l'espace
Sur les ailes de TAquilon,
Verse-moi tes flots de rosée,
£t par toi ma tige arrosée
Verra renaître son printemps...
— J'y penserai, tlit le nuage ;
Mais je dois remplir un message :
Attends!...»
II s'éloigne. Elle meurt, vers la terre penchée. Le nuage revint sur la fleur desséchée Répandre, mais trop tard, ses ondes par torrents.
Toujours le malheureux nous trouve indifférents; Mais quand sous sa croix il succombe, Souvent nous allons sur sa tombe Semer de vains regrets, de stériles trésors : Ni largesses ni pji^urs ne réveillent les morts...