‹ FablesChapitre 28 sur 247 · V. — LES DEUX ORMEAUX · texte numérisé non relu

V. — LES DEUX ORMEAUX

Sous un ormeau grand et robuste Était un jeune ormeau, frêle et chétif arbuste. L'arbre géant lui dit: « J'ai su te protéger tontre l'assaut des vents et d'orages sans nombre; Sous mes rameaux et sous mon ombre

Tu crois & Tabri du danger.

Je dois, partant de soins et tant de bienfaisance. Avoir acquis des droits à ta reconnaissance...

— Ah ! de votre feinte bonté

Osez-vous tirer vanité?

Dit en pleurant Tormeau débile ; Vous fûtes un tuteur dévorant son pupille.

Et vous avez de mes rameaux naissants Écarté du soleil les rayons caressants.

Vous avez absorbé ma sève ; Vous m*avez étouffé sous vos traîtres abris,

Et chaque jour je dépéris.

Tandis que vers les cieux votre tige s'élève: Je crains plus vos bienfaits que les vents destructeurs. >

Méâons-Dous, amis, de certains protecteurs.

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