‹ FablesChapitre 48 sur 247 · V. — LES GRENOUILLES ET LES NUAGES · texte numérisé non relu

V. — LES GRENOUILLES ET LES NUAGES

C'était un soir d'été; d'électriques nuages, Apportant dans leur sein l'ouragan destructeur.

Partout répandaient la terreur.

Les grenouilles soudain, du fond des marécages, De leurs coassements font retentir les airs.

« C'est choisir à propos l'heure de vos concerts ! Leur dit un campagnard ; osez-vous, inhumaines. Chanter quand les torrents vont ravager nos plaines ?

— Oui, nous chantons, en vérité, Car l'ouragan par vous si redouté Doit de flots bienfaisants enrichir nos domaines. «

Ainsi, toujours quelqu'un sait exploiter pour lui . Les désastres publics, la commune détresse ;

Ainsi dans les larmes d'autrui Quelqu'un trouve toujours des sujets d'allégresse.

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