LIVRE III
Il voit, qaelle surprise! un essaim voltigeant De moucherons dont Toiseau fait sa proie.
« Âh ! je distingue mieux, dit-il, en ce moment, D'où viennent ces transports et ces longs cris de Joie. •
Tel po€te au moineau ressemble, assurément :
Son àme, dites-vous, loin des sentiers immondes, Sur des ailes d*azur, visite d'autres mondes
Et de célestes régions ; Vous croyez qu'elle a ceint la divine couronne. Que c'est Dieu qui l'inspire et qu'elle s'abandonne
A de sublimes visions...
Si vous le dépouillez de sa robe mystique, Vous verrez s'envoler son £den poétique
Et vos douces illusions.
Voyez : il rit de ceux dont l'àme vierge encore r^'encense que la gloire et son trône immortel ;
L'or seul est le dieu qu'il adore ; H n'a pas d'autre muse, il n'a pas d'autre autel...