‹ FablesChapitre 52 sur 247 · IX. — LE BOUQUET D'ÉGLANTINE · texte numérisé non relu

IX. — LE BOUQUET D'ÉGLANTINE

Victor, écolier paresseux.

Eût voulu sans étude acquérir la science.

Il admirait les beaux-arts, l'éloquence ; Mais pour lui le travail était un Joug affreux.

Son maître, homme plein de prudence.

Lui prépare, un beau jour, une utile leçon.

Il conduit dans les champs le petit polisson : « CueilIe-moi, lui dit-il, un bouquet d*églantines. » Victor vole soudain au plus prochain buisson. Il n'est pas, on le sait, de roses sans épines : Il se pique les doigts et s*enfuit en pleurant.

Son professeur, le rassurant.

Lui dit: a Arrache, enfant, une épine traîtresse. Et de la fleur alors ta main sera maîtresse. » Bientôt notre écolier; justement orgueilleux. Revient en brandissant le bouquet périlleux.

« J'ai su t'offrir par là, dit le professeur sage. Des travaux de l'esprit une vivante image :

Veux-tu de la science atteindre les beautés ? Par un travail ardent surmonte avec courage

L'étude et ses difficultés, Ronces qui devant toi naissent de tous côtés.

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