XV. - LE SINGE ET L'ÉLÉPHANT
Un singe, un éléphant s'en allaient à la foire,
Lorsqu'une grêle affreuse, à ce que dit l'histoire.
Arrive tout à coup sur l'aile des autans. • •
Jpcko criait, jurait, faisait mainte grimace;
Son compagnon lui dit : « T'entendrai-je longtemps^
Imite mon courage et ris du mauvais temps I
— Taisez-vous, dit le singe, oh ! taisez-vous, de gr&ce J
De la grêle et des vents, monseigneur, sur ma foi.
Je ne me plaindrais pas, si j'avais votre taille.
Si j'avais votre peau qui brave la mitraille... »
Le riche dit au pauvre : « Eh ! mon ami, pourquoi
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Toujours te lamenter, toujours crier misère ? Je trouve, quant à moi, que la vie est légère. Que tout est pour le mieux, et que l'on a grand tort D'oser incessamment pester contre le sort... > Le pauvre lui répond : « Si j'avais vos richesses. Si les destins amis me comblaient de largesses. Je coulerais des jours bien paisibles, bien doux> Et des cieux incléments je rirais comme vous. »