XXVL — LE CHIEN ET LE LION
Sons un sceptre de fer courbant les animaux, Le lion, roi cruel, les accablait de maux ; Comme les dieux païens il vivait d'hécatombes. Chacun a ses tyrans: les cerfs et les colombes, Dans l'air et dans les bois périssent tous les jours Sous Fongle des lions, sous le bec des vautours. Tous pleuraient sous le poids d'un pénible esclavage. Lorsqu'un chien se dévoue, et, s'armant de courage. Pour le salut commun gagne l'antre du roi.
Voulant frapper son cœur d'un salutaire effrpi : « Apprenez, lui dit-il, qu'un cri de délivrance Peut remplacer bientôt le cri de la souffrance. Et que le ciel, témoin de nos affreux tourments, Vous réserve la foudre et de longs châtiments; Vous verrez dans vos nuits chaque pâle victime Troubler votre sommeil et vous glacer d'horreur...
Allons, quittez enfin le n%r sentier du crime... » liC lion, à«Bsmots, étrangla Torateur.
Plus d*nn noble avocat d'une cause sublime, Pour ses frères bravant la colère des rois, Gémit dans les cachots ou mourut sur la croix !