I. — LA FAUVETTE Et LE PINSON
A U. BERANGCR.
ï)ès l'aube jusqu'au soir la fauvette chantait; C'était ■"Tout son bonheur, toute sa vie.
Le pinson vint lui dire : « Excités par l'envie,
Le geai, le merle, le dindon,
Le corbeau, la pie et l'oison Disent insolemment que tu devrais te taire ; Et toi, malgré leurs cris, malgré leurs sots discours.
Joyeuse, tu chantes toujours... De ta persévérance apprends-moi le mystère, i U fauvette répond : « Hier, au fond des bois,
Le rossignol, ce roi de l'harmonie, Daigna d'un doux sourire encourager ma voix.
Va, mon frère, quand le génie, Oracle irrécusable, applaudit à nos chants.
Que nous font les clameurs des sots et des méchants !