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I. Marchand de moutons, dans Rabeiaii

H voit ce corps gisant, le croit privé de vie;

Et, de peur de supercherie, Le tourne, le retourne, approclie son museau,

Flaire aux passages de l'haleine.

C'est, dit-il, un cadavre; ôtons-nous, car il sent. A ces mots , l'ours s'en va dans la forêt prochaine. L'un de nos deux marchands de son arbre descend, Court à son compagnon, lui dit que c'est nierveilhî Qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout ma!. Eh bien, ajouta-t-il, la peau de l'animal?

3Iais que l'a-t-il dit à l'oreille?

Car il t'approchait de bien près ,

Te retournant avec sa serre. —

Il m'a dit qu'il ne faut jamais Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre.

l'ane vêtu de la peau du lion.

De la peau du lion l'àne s'étant vètii ,

Était craint partout à la ronde ; Et, bien qu'animal sans vertu ', Il faisait trembler tout le monde.

Ln petit bout d'oreille échappé par malheur Découvrit la fourbe et l'erreur :

Martin * fit alors son office.

Ceux qui ne savaient pas la ruse et la malice S'étonnaient de voir que 3Iartin Chassât les lions au moulin.

Force gens font du bruit en France ?ar qui cet apologue est rendu familier. Un équipage cavalier Fait les trois quarts de leiu' vaillance.

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