‹ Fables. Précédées d'une noticeChapitre 117 sur 304 · LE SOLEIL ET LES GBENOUILLES · texte numérisé non relu

LE SOLEIL ET LES GBENOUILLES

Aux noces d'un tyran tout le peuple en liesse * Noyait son souci dans les pots.

Ésope seul trouvait que les gens étaient soîs De témoigner tant d'allégresse.

Le Soleil, disait-il, eut dessein autrefois

De songer à l'hyménéc.

Aussitôt on ouït, d'une commune voix, Se plaindre de leur destinée Les citoyennes des étangs.

Que ferons-nous s'il lui vient des enfants ? Dirent-elles au Sort : un seul Soleil à peine Se peut souffrir; une demi-douzaine Mettra la mer à sec et tous ses habitants. Adieu joncs et marais : notre race est détruite ; Bientôt on la verra réduite A l'eau du Styx. Pour un pauvre animal , Grenouilles , à mon sens , ne raisonnaient pas mal.

i . Plaisir, joie, contenterueut.

^--^£ jl^ IT LI 21FPl?fr.

Page 1