‹ Fables. Précédées d'une noticeChapitre 149 sur 304 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

Là, cette femine emplit sa boiusc,

Et, sans avoir d'autre ressource, Gagne de quoi donner un rang à son mari ; Elle achète un office, une maison aussi.

Voilà le galetas rempli D'une nouvelle hôtesse, à qui toute la ville, Femmes, filles, valets, gros messieurs, tout entin. Allait, comme autrefois, demander son destin; Le galetas devint l'antre de la Sibylle. L'autre femelle avait achalandé ce lieu. Cette dernière femme eut beau faire, eut beau dire, Moi devine ' ! on se moque : eh ! messieurs , snis-je lire ? Je n'ai jamais appris que ma croi\ de par Dieu. Point de raisons : fallut deviner et prédire,

Mettre à part force bons ducats, Et gagner malgré soi plus que deux avocats. Le meuble et l'équipage aidaient fort à la cliose ; Quatre sièges boiteux, un manche de balai. Tout sentait son sabbat et sa métamorphose.

Quand celte femme aurait dit vrai

Dans une chambre tapissée.

On s'en serait moqué : la vogue était passée Au galetas; il avait le crédit.

L'autre femme se morfondit.

L'enseigne fait la chalandise'-.

J'ai vu dans le palais une robe mal inisi

Gagner gros : les gens l'avaient prise 'Pour maitre tel, qui traiiiaii après soi Force écoutants. Demnndez-moi pourquoi.

Page 1