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Vieui mot pour troune

2^o FABLES DK LAFOiNTAlNE.

A (iiloi songeait, dil-il, l'auteur de tout cela Il a bien mal placé cette citrouille-là !

Eh parbleu! je l'aurais pendue

A l'un des chênes que voilà;

C'eût été justement l'affaire :

Tel fruit, tel arbre, pour bien faire.

C'est dommage, Garo, que tu n'es point entré Au conseil de celui que prêche ton curé; Tout en eût été mieux : car pourquoi, par exemple. Le gland, qui n'est pas gros connue mon petit doigt,

Ne pend-il pas en cet endroit?

Dieu s'est mépris : plus je contemple Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo

Que l'on a fait un quiproquo.

Cette réilexion embarrassant notre homme : On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'espril. Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme. Un gland tombe : le nez du dormeur en pâlit. Il s'éveille; et, portant la main sur son visage, Il trouve encor le gland pris au poil du menton. Son nez meurtri le force à changer de langage. Oh! oh! dit-il, je saigne! Et que serait-ce donc S'il fût tombé de l'arbre une masse plus lourde,

Et que ce gland eût été gourde?

Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il eut raison;

J'en vois bien à présent la cause.

En louant Dieu de toute chose ,

Garo retourne à la maison.

LtCOLILR, LE PÉDANT, ET LE MAITRE d" U S JABbIN.

Certain enfant qui sentait son collège, Doublement sot et doublement fripon Par le jeune âge et par le privilège Uu'ont les pédants de gâter la laison,

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