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LE MILAN ET LE ROSSIGNOL

Après que le milan, manifeste voleur, Eut répandu l'alarme en tout le voisinage, Et fait crier sur lui les enfants du village, Un rossignol tomba dans ses mains par malheiir. Le héraut du printemps lui demande la vie. Aussi bien, que manger en qui n'a que le son?

Ecoutez plutôt ma chanson :

Je vous raconterai Térée et son envie. — Qui Térée? est-ce un mets propre pour les milans? — Non pas ; c'était un roi dont les feux violents Me tirent ressentir leur ardeur criminelle. Je m'en vais vous en dire une chanson si belle, Qu'elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.

Le milan alors lui réplique :

Vraiment, nous voici bien! lorsque je suis à jeun,

Tu me viens parler de musique ! — J'en parle bien aux rois. — Quand un roi te prcndia,

Tu peux lui conter ces merveilles :

Pour un milan , il s'en rira.

Ventre affamé n'a point d'oreilles,

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