LA MORT ET I, K M A I.II KU U EU X
Tn malheureux appelait tous les jours La Mort à son secours.
0 Mort! lui disait-il, que tu me semblés belle! Viens vite ! viens finir ma fortune cruelle ! La Mort crut, en venant,, l'obliger en effet. Elle frappe à sa porte, elle entre, elle se montre. Que vois-je? cria-t-ii : ôtez-moi cet objet!
Qu'il est hideux! que sa rencontre
Me cause d'horreur et d'effroi !
N'approche pas, ô Mort! ô Mort, retire-toi!
Mécénas fut un galant homme; Il a dit quelque part' : Qu'on me rende impotent, Cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu'en somme Je vive, c'est assez, je suis plus que content. Ne viens jamais, ô Mort! on t'en dit tout autant
LA MORT ET LE IlUCHERON.
Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée, Sous le faix du lagot aussi bien que des ans Gémissanl et courbé, marchait à pas pesants, Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée. Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur, Il met bas son fagot , il songe à son malheur. Quel plaisir a-l-;l eu depuis qu'il est au monde? En est-il un plus pauvre en la machine ronde?
1 MiECEWAS apud Ann. Senec, Epist. ci, Opéra, t. XI, p. 501, in-8, «dit. Var.