‹ Fables. Précédées d'une noticeChapitre 258 sur 304 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles On en vient, sur un rien, plus des trois quarts du temps. Humains, il vous faudrait encore à soixante ans licnvover chez les barbacoles '.

IR LOIP ET LE ni:N.\RD.

D'où ^ielll que personne en la \ie N'est satisfait de son étati" Tel voudrait bien être soldat A qui le soldat porte envie.

Certain renard voulut, dit-on.

Se faire loup. Eh ! qui peut dire Que pour le métier de mouton Jamais aucun loup ne soupire?

Ce qui m'étonne est qu'à huit ans Un prince'^ en fable ait mis la chose. Pendant que sous mes cheveux blancs Je fabrique à force de temps Des vers moins sensés que sa prose.

Les traits dans sa fable semés Ne sont en l'ouvrage du poëte Ni tous ni si bien exprimés :

Sa louange en est plus complète.

De la chanter sur la musette, C'est mon talent; mais je m'attends

1. Terme plaisant et burlesque emprunté des Italiens, qui l'ont inventé pour désigner un maître d'école qui , pour se rftndre plus vénérable à ses écoliers , porte une longue bai'oa . barbam colil.

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