‹ Fables. Précédées d'une noticeChapitre 260 sur 304 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

Chien, berger, et troupeau, tout fuit vers le villiige, Et laisse seulement une brebis pour gage. Le larron s'en saisit. A quelques pas de là Il entendit chanter un coq du voisinage. Le disciple aussitôt droit au coq s'en alla,

Jetant bas sa robe de classe , Oubliant les brebis, les leçons, le régent,

Et courant d'un pas diUgent.

Que sert-il qu'on se contrefasse ?

Prétendre ainsi changer est une illusion : L'on reprend sa première trace A la première occasion.

De votre esprit, que nul autre n'égale, Prince, ma muse tient tout entier ce projet : Vous m'avez donné le sujet , Le dialogue, et la morale.

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