LE RENARD, LES MOUCHES ET LE HERISSON
Aux traces de son sang un vieux hôte des bois,
Renard fin, subtil, et matois, Blessé par des chasseurs et tombé dans la fange , Autrefois attira ce parasite ailé
Que nous avons mouche appelé.
Il accusait les dieux, et trouvait fort étrange Que le sort à tel point le voulût affliger,
Et le fît aux mouches manger.
Quoi ! se jeter sur moi , sur moi le plus habile
De tous les hôtes des forêts !
Depuis quand les renards sont-ils un si bon mets Et que me sert ma queue? est-ce un poids inutile? Va, le ciel te confonde, animal importun !
Que ne vis-tu sur le commun!
Un hérisson du voisinage,
1. Sourci au lieu de «Oiirrif, pour la rirae et par licence poél:qae.