‹ Fables. Précédées d'une noticeChapitre 89 sur 304 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

LE BUCHERON' ET M F, R C U R E. A Ji. LE C. D. B '.

Votre goût a servi de règle à mon ouviage : J'ai tenté les moyens d'acquérir son su tirage. Vous voulez qu'on évite un soin trop curieux Et des vains ornements l'effort ami)ilieux ; Je le veux comme vous : cet effort ne peut plaire. Un auteur gâte tout quand il veut trop bien faire. Non qu'il faille bannir certains traits délicats : Vous les aimez, ces traits; et je ne les bais pas. Quant au principal but qu'Ésope se propose,

J'y tombe au moins mal que je puis.

Enfin, si dans ces vers je ne plais et n'instruis, Il ne tient pas à moi ; c'est toujours quelque cboso.

Comme la force est un point

Dont je ne me pique point, Je tâche d'y tourner le vice en ridicule, Ne pouvant l'attaquer avec des bras d'Hercule. C'est là tout mon talent; je ne sais s'il suffit.

Tantôt je peins en un récit La sotte vanité jointe avecque l'envie ; Deux pivots sur qui roule aujourd'hui notre vie.

Tel est ce chétif animal Qui voulut en grosseur au bœuf se rendre égal, .l'oppose quelquefois, par une double image,

• Xons croyons que ces initiales signifient : A .V. le chevalier de llonillon.

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