‹ Fables sénégalaisesChapitre 11 sur 44 · LES DEUX MAURES ET LE CHEVAL · texte numérisé non relu

LES DEUX MAURES ET LE CHEVAL

Biram venait de vendre à Mohtar son Cheval (ij. Ils voyageaient de compagnie.

L’acheteur cheminait monté sur 1 animal ; léantre suivait à pied, triste et séchant d’envie. Vint l’heure du repos. Nul abri, nul couveit Ne défendait nos gens du soleil du désert (3);

Le vendeur se couchait à l’ombre raccourcie (4) De son ancien coursier. L’acheteur réclamait :

« Ce Cheval m’appartient, disait-il en colère;

.l’ai seul droit à l’ombre qu’il fait. »

La mobile oasis fut un sujet de guerre.

On s’est battu pour moins. Le vendeur répondait ; Souviens-toi mieux de notre affaire.

Oui, je t’ai vendu l’animal ,

Mais je ne t’ai pas vendu l’ombre — « C’est vrai, dit l’acheteur, la ruse n’est pas mal. Hc bien! chacun son lot: reste au Irais sans encombre.» Et puis, au grand galop, il partit à cheval.

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