LJ M SOUVENIR SUR BOUFLERS
Au Sénégal successeur de Büuflers(i),
Que n’ai-je pu l’étre au Paiaiasse !
J’ai vainement cherché la trace Du dieu lutin (jui lui dictait des vers.
De son talent et de sa grâce;
Déjà les échos africains
Ont oublié ses doux refrains (2).
Dans CCS climats, oh ! si (niel<|ue autre Aline M’eût apparu, m’eût inspire!
FABLES
tables, tristes enfans de mon humeur chagrine,
D amours, de ris, de jeux votre berceau paré Vous eut donné cette grâce enfantine,
Ce naturel heureux, ces airs naïfs et vrais Dont La Fontaine emporta les secrets.
Bien autre fut votre origine!
\ ous deviez, en naissant, charmer tous mes ennuis. En Africpie, par vous, j’eus de douces journées. Par vous j’eus d’agréables nuits!
Puissent, près des lecteurs, pareilles destinées Vous suivre dans l’Europe où je vous introduis !
Mes Fables, craignez les orages.
Vous avez navigué sur de paisibles mers ;
Mais celle où vous entrez est féconde en naufrages.
Que n’avez-vous , dans vos brùlans parages , Trouvé du moins la nacelle où Bouflers, Faisant si bien voguer et sa prose et ses vers. Conduisit à bon port ses élégans bagages!
SÉNÉGALAISES.