‹ Fables sénégalaisesChapitre 22 sur 37 · FABLE V/ / XXI · texte numérisé non relu

FABLE V/ / XXI

LA MORT ^m^f i

I as été peu surpris de voir

^ / iployer, comme ceux d'Euaibre des acteurs de leurs petits UiT Bœuf r ^ étonnemenl a redoublé lorsque j'ai OnlesenU> ,o quel discernement, quelle justesse Vint disr «♦ nègres ont su faire figurer ce formidable Mais l',/jage. Cest la Mort qui revendique un cadavre ^e sa propriété ; c'est la Mort qui reproche à THiène ii^TQ à ses dépens ,- à THiène qui ne mange guère ^^ des charognes et qui attaque rarernent les animaux vlvans ; c'est la Mort qui fait un pacte avec elle pour la nourrir ; c'est la Mort qi^on ne trompe et qu^on n* évite guère; q'est la Mort changée en taon pour poursuivre, pour harceler sa victime ! Il y a là delà véritë, de l'allégorie, de l'imagination, autant que dans aucune fable d'origine européenne. Rien ne peut égaler jamais la Mort et le Bûcheron, d'une composition si piquante , d'une allégorie si fine, d'un

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esprit si philoBophîqqe! Mus aussi quel parti Jjl Fontaine n'aorait-il pas drë da sajeC si henrensemait invente par les nègres?

(a) Ccst par trop ▼ÎTre à ims dépens.

L'Œène, se noorrissant snrtoat de oadaTres, vit, en qnelqae sorte, aax dépens de la Mort, qai se lasse de travailler poar elle et de lui fournir des alimensy sans en retirer aucun prix. L'allégorie est piquante ; elle satisfait l'esprit.

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