L’ÉPÉE ET LE FLEURET
Le fleuret dit un jour â l’epee:
Vous voila donc encor de sang toute trempée ;
Que je plains votre sort!
Il fait de vous un instrument de mort;
C’est une horreur, oui sur mon âme,
Ah! c’est affreux pour une femme.
Au moins j’ai soin de m’arranger;
Moi, pour éviter le danger,
J’agis avec prudence ;
Le crime n’a jamais chargé ma conscience.
— Le crime est ton ouvrage, et n’est jamais le mien, Répond l’épée; il te sied bien,
Quand tu leur fais de la mort une étude,
Et de combattre une habitude,
De venir me reprocher, a moi,
Le mal qui ne vient que de toi.
On voit tes pareils, dans le monde.
Ourdir des complots a la ronde ;
Ils donnent pour le jour fatal.
Le brûlot , l’heure et le signal ;
Ils ont tout fait par leurs paroles,
Distribue', soufflé les rôles,
Et viennent, d’un maintien froidement imposteur. Nous crier a l’horreur! !
WVV%/VVV^VVVi/VW*VWVVVV4/VVVVVVV*/VVVUVVV*/VWVVV\/UVVVI/VV\>WVV\/i/VVi;UVVVk/VVV*/V%