‹ FablesChapitre 46 sur 102 · FABLE XLVI · texte numérisé non relu

FABLE XLVI

Un jeune homme moulait en argile ;

A quinze ans il était habile ,

Et son frère a vingt-cinq ne faisait rien De bien.

On cite l’un comme un miracle , L’autre ne vaut pas une claque -,

C’est pour trancher le mot Un sot.

Un beau jour ce dernier se réveille,

Ce n’est plus l’homme de la veille ,* Le fer , le cuivre , et l’airain , Semblent s’animer sous sa main ; Font mouvoir des usines,

Retentir des machines.

Le frère dans sa crotte est resté jusqu’au cou. Personne ne sait où;

Et celui qui passait pour un frère minime ,

M’a , par son bel exemple , offert cettejmaxime

Que le talent précoce, en un jeune cadet. Après un long travail, devient ce qu’il était.

VVVilJlVil/VVilA^l/^/VViVVI/tVVVtVVliW/Vli/VVllfc/VVltVVV^VlW/VVk/VVVV/VVVI/WViVVl/tVt

Page 1