‹ FablesChapitre 45 sur 102 · FABLE XLV · texte numérisé non relu

FABLE XLV

Un membre de l’académie S’étonnait , et beaucoup , qu’un frère ignorantin ,

Qu’il rencontrait chaque matin,

Conservât son chapeau sur sa tête ennemie ;

A la fin le voila qui lui dit :

« Ne connais-tu pas cet habit?

— » Si , dit le frère, et j’aime autant ma robe ;

« Cet habit désormais au concours te dérobe , v Et le service qu’il te rend » Est a la vérité très-grand ;

5) Mais moi, je ne lui dois respect, ni révérence ,

» Qu’ai-je besoin d’afficher .la science,

» On sait quelle est sous mon manteau :

» Les marchands bien connus n’ont jamais d’écriteau. »

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