‹ FablesChapitre 72 sur 102 · FABLE LXXII · texte numérisé non relu

FABLE LXXII

Un riche marchand de hoyaux Donnait vingt mille francs par année a sa femme;

Eh bien , voila la dame Couverte cependant des plus riches joyaux,

Qui dit : « Ah! mon mari s'est jeté dans la fange; » Moi, je serais heureuse comme un ange » S’il gagnait sur le diamant » La moitié, la moitié seulement ! »

Cette dame avait la berlue,

Je l’aurais a perte vendue,

Plutôt de vendre mon état,

Et pourtant, a Paris, je vois dans leur éclat Mille opulentes péronelles,

Voltigeant des deux ailes,

Le dos couvert d’un schall de cinq, six mille francs, Qui professent très-haut les mêmes sentimens.

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