‹ FablesChapitre 73 sur 102 · FABLE LXXIII · texte numérisé non relu

FABLE LXXIII

Un homme épuisait son babil Contre une botte de persil ;

Jetez , jetez-moi dans la rue Ce confrère de la ciguë.

Le persil lui jure en vain Qu’il n’a jamais pu nuire a son prochain ;

Saisi d’une terreur panique ,

L’homme, déjà, croit sentir la colique.

L’apparence a souvent rendu de faux décrets , Surtout chez les Français ;

Pensez qu’on peut trouver, de Paris jusqu’à Borne , La mine d’un voleur à plus d’un honnête homme.

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