‹ Fabliaux ou contes, fables et romans du 12e et du 13e siècle, traduits ou extraitsChapitre 34 sur 51 · DE CELUI QUI MIT EN DÉPÔT SA FORTUNE · texte numérisé non relu

DE CELUI QUI MIT EN DÉPÔT SA FORTUNE

Dans les Mille et une Nuits , Ali Cogia, voulant aller à La Mecque, naet en dépôt, chez un marchand de ses aniis, un vase qu'il dit rempli d'olives, et qui en contient réellement quelques-Tuies à la superficie, mais qui cache en dessous mille pièces d'or. Le voyageur est sept ans sans revenir. L'autre , craignant que les olives ne se gâtent , veut les manger, et il trouve l'or. Quand Cogia reparoît, il lui rend son vase rempli d'olives fraîches. Cogia l'accuse d'infidélité, mais le cadi le renvoie absous. Des enfants , en jouant ensemble, s'amusent à juger cette cause. Ils font venir de prétendus marchands, pour leur demander si des olives peuvent se garder sept ans, et si celles du vase ont cette ancienneté. Sur la réponse des marchands, le dépositaire est déclaré infidèle et condamné à la restitution. Le calife entend par hasard ce jugement: il l'adopte et en outre il fait pendre le coupable.

Ce fabliau a été traduit en vers par M. Imbert.

On le trouve dans le Journal de Paris, année 1786, n° 257, sous le titre du Juge prudent, conte oriental traduit de l'allemand de M. Herder.

Page 1