JulesVincent.néà Maëstricht département
de la Meuse-Inférieure, demeure à Paris, rue de la Planche, n^ 539.
a SiGNALKMENT : Chevcux ct sourcils
châtain clair ; front bas : nez gros ; visage
ovale ; \'eux gris ; bouche moj'enne ;
menton court ; taille, 1 m. 66.
DATE « Domicile des parents : sa mère veuve
d'enregistrement Fabre, rentière, rue des Postes, n'^' 17, à
trimaire an MIP. Paris.
« En ventôse, an VIII, a reçu une carte visée par l'Etat-major et le bureau central.
a Nommé suppléant du «hef de brigade. Séance du 27 pluviôse, an X.
« Admis à l'école du Génie maritime à partir du 23 prairial an XI«. 8"' ».
Louis-Théodore Fabre d'Eglantine, qui n"avait pas eu beaucoup à se louer de son père et qui l'avait très peu connu, veillait, avec un zèle infatigable, sur sa réputation. Pour défendre sa mémoire, il rédigeait la notice publiée en tète de l'édition des œuvres posthumes (1800,. Il s'efforçait de protéger ses comédies contre les mauvais procédés des éditeurs et des directeurs de théâtre. Les exemplaires de l'une des deux éditions des Précepteurs, données en 1800, portent sa signature : Fabre d'Eglantine fils, pour garantir sesdroits. Sa mère et lui firent condamner en 1801 le libraire Barba, qui avait publié une contrefaçon de cette pièce.
En 1818, il était ingénieur à la marine. Charles Maurice le connut à cette époque : « J'ai déjeuné chez Auguste La-
bouisse, dit-il dans son Histoire anccdotique du Théâtre (1), avec le Ois de Fabre dEglantine, Jeune marin dont le visage est mieux que celui de son père. )>
Il devint quelques années plus tard ingénieur des ponts et chaussées à Arles. En i83o, la Revue du Théâtre, dans son numéro du 28 novembre, annonçait ainsi son mariage ■— peut-être son second mariage : « M. Fabre d'Eglantine, fils du célèbre conventionnel et poète dramatique de ce nom, épouse incessamment mademoiselle Gilbert. Les publications préalables à leur mariage se font en ce«moment à la mairie du IQc arrondissement. »
Louis Théodore Fabre d'Eglantine mourut en 1840. à Versailles, laissant une fille et deux fils, dont l'un était en 1885 sous-directeur au ministère de la marine.
En 1860, un vieillard comparut devant le tribunal correctionnel de Paris comme inculpé de vagabondage. Quand on lui demanda son nom, il répondit : Fabre dEglantine fils. Le vieillard, sur lequel on ne put avoir de renseignements précis, était probablement le fils de Fabre d'Eglantine et de sa dernière maîtresse Caroline Rémy.
(1 Paris,. 1856, t. I, p. 235.