‹ Fabrication de l'amidonChapitre 13 sur 13 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Je viens d’exposer d’une façon détaillée le travail tout entier de la fabrication, de façon à bien indiquer l’importance et la pratique des perfectionnements que j’y ai apportés.

En résumé ces perfectionnements conprennent principalement:

1° Le procédé de trempe méthodique des céréales, dans une eau chimique ou non chimique, quelle que soit la nature de l’agent chimique employé. Ce procédé est caractérisé par ce fait, que l’eau ou la solution chimique arrive sur le grain le plus ancien en traitement, circule à la rencontre de grains de moins en moins anciens, pour s’échapper après avoir traversé le grain le plus nouveau.

2° D’une façon générale l’emploi d’un décanleur continu pour éliminer l’eau en excès, cette eau s’échappant par trop-plein à la partie supérieure, et la farine concentrée s’écoulant aussi constamment à la partie inférieure par un robinet qu’on règle à volonté.

3° La disposition que j’ai indiquée pour les cuves de décomposition permettant aussi unedécantationcontinue, le lait farineux arrivant dans le sein de la masse intérieure à une hauteur conyenable, et l’eau claire s’échappant au fur et à mesure de la cuve par un trop-plein, de façon à pouvoir atteindre une concentration déterminée ; enfin l’adjonction à ces cuves de robinets de jauge, répartis à des hauteurs convenables, pour permettre de prendre les preuves commeje l’ai indiqué.

4° L’emploi d’un séparateur continu, après le traitement chimique dans les cuves de décomposition, dans le but de séparer l’amidon d’une part, et l’eau alcaline contenant

les matières azotées dissoutes et la farine d’autre part, ou même en trois parties comme je l’ai indiqué, l’amidon concentré s’écoulant lentement à la partie inférieure par un robinet de réglage, et l’eau alcaline, farineuse et azotée s’échappant par trop-plein à la partie supérieure.

5° Le laveur méthodique, décrit fig. 5, basé sur une superposition des couches d’amidon, de farine et d’eau alcaline azotée, qui tend constamment à se faire pendant l’ascension très lente du liquide; de telle sorte que le lait d’amidon à laver arrivant en un point convenable de la hauteur de l’appareil, l’amidon s’écoule à la partie inférieure par un robinet de réglage, et l’e’au chargée de farine et de matières azotées à la partie supérieure par trop-plein.

6* L’emploi d’un moulin diviseur pour délayer l’amidon retiré des plans de dépôt de façon à l’introduire déjà parfaitement délayé dans le Laveur', l’emploi ensuite d’un Laveur continu méthodique et notamment celui qui est décrit fig. 6.

7° L’appareil dit « Dessiccaleur à pression » représenté fig. 7, et toutes les parties de cet appareil qui peuvent être appliquées comme perfectionnements aux appareils à succion ; tels que le mode de fixer lachemise en caoutchouc par un cadre en-dedans à la partie inférieure, pour lui permettre de se contracter aussi bien en bas qu’en haut, et la disposition spéciale du milieu de la plaque filtrante qui, au lieu d’être plan, est en saillie pour faciliter le dégorgement du centre du pain.

8° La disposition spéciale de V Etuve Méthodique que j’ai décrite, et notamment d’une façon générale : 1° la disposition qui oblige l’air chaud à circuler par étages dans chaque compartiment, 2° le chauffage progressif ou réchauffage de l’air à son passage dans chaque compartiment, de manière à lui conserver son pouvoir désséchant et à le faire s’échapper avec une quantité maximum de vapeur.

9° L’appareil décrit fig. 9, dans le but d’extraire d’une

façon continue, au fur et à mesure de son dépôt, l’amidon ou la farine, soit comme cuve de première ou de deuxième décomposition, soit comme appareil de décantage continu.

10° Enfin l’adjonction de rateaux placés transversalement au mouvement des toiles, dans l’étuve dite à circulation, dans le but de diviser et de retourner la farine étendue sur ces toiles pour favoriser le dégagement des vapeurs et le séchage.

— On me rendra justice que, contrairement à ce qui se passe trop généralement sinon toujours en pareil cas, je n’ai pas craint d’être utile à mes concurrents français en m’étendant aussi longuement là où j’aurais pu me dispenser de le faire; je reconnais bien cependant l’importance de ces petits détails et l’influence souvent décisive qu’ils exercent sur le sort d’une fabrication; je sais aussi par expérience, chacun faisant mystère de ce qu’il sait, combien il en coûte pour arriver à les connaître. C’est précisément à cause de cela que je n’ai pas hésité à m’étendre aussi longuement, et je serai satisfait si, à côté des perfectionnements dontjeme suis assuré la propriété, les fabricants français trouvent dans ma description des renseignements qui leur soient utiles et qu’ils puissent appliquer.

1MP, E. BERNARD ET C*p, 71, RUE LACONDAM1NE, PARIS

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