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AINSI QUE DES MOYENS QUI CONCOURENT A L'EXECUTION

Les différences entre les tissus les plus simples et les plus compliqués d'un même type sont déterminées :

1® Par le nombre de séries ou systèmes de fils opposés, c'est-à-dire par le nombre de chaînes ou de trames superposées. Les tissus simples, comme la toile, n'en comportent que deux, une dans chaque direction; il en faut trois au moins pour le velours uni, et un plus grand nombre pour les velours façonnés, les châles façonnés, etc. La superposition des fils a lieu tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, et tantôt dans les deux simultanément.

2* Par le mode et le nombre des suspensions propres à la subdivision des fils du système longitudinal, autrement dit par le nombre des lisses et des maillons de la chaîne. Deux suspensions suffisent dans les cas simples ; le tissage des grands dessins en exige souvent deux mille. Toutes choses égales d'ailleurs, lies complications des effets et la finesse des contours sont en raison du nombre de ces subdivisions, que je nomme faisceaux.'

3** Par le nombre d'abaissements et de soulèvements nécessaires à produire un résultat déterminé. Deux de ces actions suffisent à l'exécution de la plupart des étoffes unies ; deux cent mille sont parfois nécessaires pour obtenir certains effets fa-

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çonnés. Le nombre de ces actions est proportionnel à celui des marches dans les étoffes unies et à celui des cartons dans les façonnées. Je nomme mouvements ces abaissements et soulèvements des fils.

4® Certaines étoffes, simples en apparence, sont profondément modifiées par des apprêts particuliers, qui leur donnent un caractère spécial et une solidité indépendante du tissage. Les draps lisses, tous les tissus laines ou drapés sont dans ce cas. Pour d'autres spécialités, telles que certains tapis de laine et tissus chinés, les apprêts sont appliqués sur les fils avant le tissage; les apprêts^ donnant à l'étoffe un caractère tranché et une valeur plus grande, puisqu'ils y ajoutent des qualités nouvelles, doivent être également considérés comme constitutifs et entrer à ce titre dans la notation dont je vais dire quelques mots.

NOTATION SPÉCIALE EMBRASSANT L^ENSEMBLE DES ELEMENTS QUI DÉTERMINENT CHAQUE ESPECE D^ETOFFES.

Cette notation doit comprendre :

d° Le nombre de chaînes et le nombre de trames continues ou partielles, c'est-à-dire courant d'une lisière à une autre ou employées seulement de place en place ;

2® La quantité de lisses, de maillons ou de faisceaux;

3° Le tiombre de mouvements imprimés à ces faisceaux pour réaliser un effet déterminé ;

4** Elle doit contenir en outre un terme qui indique au besoin l'intervention des apprêts, en même temps qu'il fera connaître si cet apprêt a été appliqué aux fils antérieurement au tissage ou bien sur l'étoffe postérieurement à cette dernière opération.

Les données précédentes suffisent pour faire apprécier la va-

DES ÉTOFFES DE TOUTE NATtHfi. 39

leur relative d'un tissu et lui asâigne^ un rang danë l'éehélle des produits de sa classe.

S® Un terme donnant la réduction ou nombre de fils pat Unité de surface en constatera la valeur absolue.

6^ Enfin le prix vénal ëera indiqué en multipliant ce dernier terme par le coefficient du prix de l'unité de la matière première.

J'appellerai donc :

G^ la chaîne ;

T, la trame continue ;

t, la trame partielle ;

F, un faisceau ;

M, un mouvement;

x\, l'apprêt (sa place indiquetâ si c'est sûr les fils atant le ^is* sage ou sur l'étoffe après le tissage qu'il a été appliqué);

R^ la réduction par centimètre carré ;

K, le coefficient du prix des fils pour la même Unité.

Ces éléments de notation vont être appliqués sltlccéssiveifieiit à chacun des genres de la preiîiière elasse.

Tissus de la première classe.

Premier genre. — Ce genre comprend les étofles à deux systèmes (une chaîne et une trame) rectilignès continus, s'entre^ laçant à angle droit^ et dont les entrelacements ne peuvent former que des figures déterminées par dès lignes droites d'une grandeur sensible).

Les combinaisons pratiques connues sous le nom d'armures fondamentales, — au nombre de quatre : le fond de toile ou taffetas, le sergé, le croisé ou le batavia, et les satins, — sont comprises dans ce genre.

Le première de ces combinaisons, le fond de toile, embrasse depuis la toile d'emballage jusqu'aux plus belles batistes, le

cotonnades depuis le calicot le plus ordinaire jusqu'aux mousselines, les mousselines-laines, les flanelles unies, les baréges, les stoffs, les popelines, les taffetas, les florences, etc.

Leur notation est donnée par CT, 2F, 2M, R ; celle de la seconde armure ou sergé, par CT, 3F, 3M, R.

L'armure batavia, qui comprend toute espèce de croisés, tels que coutils, une variété de toile à voiles, les mérinos en général, les cachemires écossais, 'etc., est représentée par la notation CT, 4F, 4M, R. Au delà de cette combinaison, toutes les espèces de satins peuvent être exécutées. Ils sont caractérisés en ce que les points d'entrelacement n'ont lieu que de cinq eti cinq fils au moins. Ce nombre de fils compris entre chaque entre-croisement va souvent plus loin ; il est, çn général, proportionnel à l'intensité du brillant que l'on veut obtenir, car moins ces entre-croisements sont nombreux et plus la surface est lisse. Les variations pratiques sont communément comprises entre 5 et 16 : c'est ce qu'on désigne par des satins de 5, de 7...., de 16.

La formule devient, par conséquent,

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